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الثلاثاء، شتنبر 20، 2005

Le PPS piégé par l'USFP et l'Istiqla

Lematin.ma

Le PPS piégé par l'USFP et l'Istiqlal
19.09.2005 | 17h32

Projet de loi sur les partis

Une fois de plus, la Koutla se donne en spectacle et pas des plus glorieux. L'USFP et l'Istiqlal d'un côté et le PPS de l'autre se déchirent autour d'une disposition clé du projet de loi sur les partis. Alors que tout le monde pensait que le passage du projet de loi devant la commission de l'Intérieur de la Chambre des Représentants n'allait être qu'une simple formalité, de profondes divergences sont apparues entre les partenaires de la Koutla notamment en ce qui concerne le seuil de représentativité et d'éligibilité à l'aide publique. La proposition contenue dans le projet de loi fixe ce seuil à 5 % des voix.

Chose qui, apparemment, n'était pas pour satisfaire «les grands partis».
L'USFP et l'Istiqlal, jusque-là en bisbille, s'unissent et préparent conjointement des amendements visant à élever le seuil des voix à 10 %. Les deux poids lourds de la Koutla tournent le dos à leur «petit frère». Selon un membre du bureau politique de l'USFP, les deux partis sont dans une logique de «grands partis». Il est donc normal qu'ils visent à mettre la barre encore plus haut afin de réduire le nombre des partis éligibles à l'aide financière de l'Etat et par-là même amoindrir leur chance de briguer les suffrages des électeurs…

Le PPS, lui, n'est pas dupe et il le fait savoir…plutôt énergiquement. Il juge les propositions de ses deux alliés injustes et surtout antidémocratiques. Moulay Ismaïl Alaoui, son secrétaire général, ne mâche pas ses mots : «Nous refusons catégoriquement que le seuil de représentativité soit ramené à plus de 5 %. D'ailleurs, si nous prenons les statistiques des dernières élections, aucun parti quelle que soit sa taille n'a pu dépasser les 10 %». Une réalité que le PPS se plaît à répéter. «L'attitude de nos alliés est incompréhensible.

C'est de la forfanterie politique», juge, un peu amer, Moulay Ismaïl Alaoui.
D'ailleurs, la position du secrétaire général du PPS est relayée dans les colonnes de la presse du parti. En effet, depuis quelques jours déjà, aussi bien Al Bayane que Bayane Al Yaoum consacrent leur «Une» à ce problème. Hier lundi, l'éditorial des deux quotidiens rappelle qu'au Maroc «nous sommes encore au stade des essais pour la mise en place des mécanismes de fonctionnement de cette démocratie pour laquelle tant de sacrifices ont été consentis par les forces vives de la nation». D'ailleurs, la position du secrétaire général du PPS est relayée dans les colonnes de la presse du parti.

En effet, depuis quelques jours déjà, aussi bien Al Bayane que Bayane Al Yaoum consacrent leur «Une» à ce problème. Hier lundi, l'éditorial des deux quotidiens rappelle qu'au Maroc «nous sommes encore au stade des essais pour la mise en place des mécanismes de fonctionnement de cette démocratie pour laquelle tant de sacrifices ont été consentis par les forces vives de la nation».

Avant de continuer plus loin «qu'il est périlleux de chercher à réduire au silence les courants sur la seule base de leur faible représentativité électorale». Si l'USFP et l'Istiqlal ne sont pas nommément accusés de vouloir imposer leur diktat, la formulation de l'éditorial le laisse penser.

Du côté de l'USFP, les choses sont on ne peut plus claires.
Son journal annonce dans l'édition de samedi-dimanche que le groupe parlementaire socialiste s'accrochera à sa position initiale demandant de relever le seuil de représentativité à 10 %.

Les usfpeistes ne veulent rien savoir et forts de l'appui inespéré de l'Istiqlal, ils promettent d'être intraitables sur la question…quitte à marcher sur les décombres de la Koutla.



Karim Douichi | LE MATIN