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الثلاثاء، أكتوبر 18، 2005

Le retour en force de Mustapha Ramid

Aujourdhui.ma

Le retour en force de Mustapha Ramid


Le député PJD, Mustapha RamidL’avocat casablancais a été désigné, par son parti, président de la commission de la justice et des droits de l’Homme à la première Chambre. La chose a surpris plus d’un et beaucoup estiment que l’homme n’a pas l’étoffe pour le poste.


Mustapha Ramid, député PJD de Casablanca, présidera la commission permanente de la Justice et des droits de l’Homme à la première Chambre du Parlement. Cette décision a été prise par le secrétariat général du PJD annonçant par la même occasion que Lahcen Daoudi a été désigné troisième vice-président de cette même Chambre.
Le PJD, dans un communiqué «expéditif», affirme que ces décisions ont été prises par son secrétariat général conformément à l’article 4 du règlement interne du groupe parlementaire islamiste.
Pour Abdeljabbar El Kastalani, député PJD de Tiznit, cette désignation, comme celle de Abdellah Baha à la présidence du groupe, ne va nullement à l’encontre de la démocratie interne du parti puisque basée sur le règlement interne du groupe parlementaire amendé récemment. C’est ce même règlement qui a servi pour porter Abdellah Baha à la présidence du groupe PJD même si Mohamed Najib Boulif (Tanger) l’avait dépassé en nombre de voix lors du vote des députés. Le secrétariat général a tranché en faveur du premier. Le deuxième semble s’être résigné après quelques coléreuses déclarations dans la presse nationale.
Le PJD est arrivé à la présidence de la commission de la Justice et des droits de l’Homme après le «désistement» de l’USFP. Le règlement veut que les premiers partis à la Chambre des représentants soient également les premiers servis pour le choix des commissions permanentes à présider. C’est ainsi que le choix de l’UMP (Union des mouvances populaires) s’est de nouveau porté sur la commission de l’Intérieur pour y reconduire Mohamed Moubdi’e. L’Istiqlal en a fait de même en (re) choisissant la commission des finances. Troisième parti au classement, l’USFP a changé la donne en «laissant tomber» la commission de la Justice et des droits de l’Homme pour jeter son dévolu sur celle des secteurs sociaux. Le député Abdelkader El Benna (président sortant de cette commission) est ainsi «sacrifié » pour ne pas «gêner le ministre de la Justice issu du même parti », indique une source de l’USFP. Les amis d’Elyazghi ont opté pour Abdeljalil Boukettassa (député de Taza) pour présider la commission des secteurs sociaux.
Quatrième sur la liste, le PJD a opté pour la commission dont la présidence va finalement échoir à Mustapha Ramid.
Pour plusieurs observateurs, c’est un retour en grâce de cette «grande gueule» du PJD après une traversée de désert depuis 2003. A la rentrée politique de cette année, Ramid démissionne de son poste de président du groupe parlementaire pour « éviter des tracas supplémentaires» au PJD. En 2004, il sera écarté de ce poste au profit du même Abdellah Baha et sera privé de ses mémorables sorties lors de plusieurs polémiques dans l’enceinte de l’hémicycle. Il poussera la « rébellion » jusqu’à sécher les réunions de son parti pour un certain temps.
Ramid, avocat qui a ce «plus» d’allier études en droit et en théologie comme bon nombre de cadres du PJD, aura la difficile tâche de présider une commission au travail sensible et décisif pour plusieurs aspects de la vie des Marocains. Il aura à siéger à côté de Mohamed Bouzoubaâ, le ministre de la Justice qu’il compte parmi ses «pires ennemis» et qu’il a longtemps critiqué lors de plusieurs procès de groupes terroristes.
Pour plusieurs observateurs, Ramid présidera, mais n’aura pas les mains libres puisqu’il sera entouré de députés (une bonne soixantaine) de tous les partis politiques. Le poste vaudra plutôt par sa symbolique, mais aussi en guise de bonne formation pour l’avocat PJD. « Pourquoi ne pas y voir une occasion pour lui d’acquérir de l’expérience en traitant plusieurs affaires et dossiers ? Qu’est-ce qui l’empêcherait d’avoir des prétentions pour le département de la Justice dans l’avenir ? », s’interroge Said El Akhal, spécialistes des mouvements islamistes marocains.
Pour un de ses confrères, robe noire du barreau de Rabat, Ramid maîtrise bien le jeu de la surenchère et sait bien quand il faut tenir tel ou tel autre propos. Pour cet avocat, Ramid pourra réussir sa mission en ayant, présentes à l’esprit, les références sociale et moderniste aux côtés de la référence religieuse dont il s’érige en défenseur, à maintes reprises.
Selon l’article 30 du règlement interne de la première Chambre, la commission de la Justice et des droits de l’Homme est composé de 60 membres. Elle traite de plusieurs aspects dont la justice et les droits de l’Homme, mais aussi de questions diverses comme les missions de la Haute cour des comptes et des affaires administratives. Le bureau de cette commission compte un représentant par parti et prévoit quatre députés pour seconder le président. Cette commission comme les autres d’ailleurs, et selon des règles bien définies, peut convoquer un ministre, un haut commissaire ou haut fonctionnaire de l’Etat quand le travail de la commission l’exige. Les patrons des groupes étatiques ou semi-étatiques sont également concernés. Ils sont convoqués en présence des ministres de tutelle.


Le 17-10-2005
Par : Mohamed Boudarham

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Lakhal : «Ramid a des positions radicales»


Saïd LakhalL’islamologue Saïd Lakhal estime que la désignation de Mustapha Ramid à la tête de la Commission de la justice et des droits de l'Homme au Parlement est une revanche également pour un député appelé à laisser ses positions radicales de côté. Le PJD ne pourrait qu’en tirer profit. Entretien.


ALM : Le député Mustapha Ramid vient d'être désigné au poste de président de la Commission de la justice et des droits de l'Homme à la Chambre des représentants. Quel commentaire en faites-vous?
Saïd Lakhal : La nomination de Mustapha Ramid à la tête d’une Commission aussi importante que la Justice et les droits de l’Homme pourrait constituer une belle opportunité pour le Parti de la justice et du développement pour redorer son blason en matière de défense de ces droits. Ce parti qui, à plusieurs reprises, à justement été critiqué en ce qui concerne ses positions vis-à-vis de la gestion de ce dossier. Une condition doit cependant être réunie pour arriver à cet objectif, à savoir l’exploitation de M. Ramid de son nouveau poste à cet effet. Le nouveau président de cette Commission doit ainsi savoir gérer les différents dossiers et affaires dans lesquels il doit statuer. Cette nomination représente en outre une occasion pour Mustapha Ramid de se réconcilier avec lui-même et avec le ministère de l’Intérieur représentant l’Etat marocain. Une opportunité également pour ce député connu pour ses sorties médiatiques incendiaires de laisser de côté son radicalisme.

D'après vous, cette nomination constituerait-elle une revanche pour Mustapha Ramid ?
Certainement. Mustapha Ramid est un représentant du peuple marocain à la Chambre des représentants. Il a donc, en toute démocratie, le droit de se présenter aux élections des présidents de Commission. Remporter ces élections est également son propre droit garanti par la loi s’il a recueilli la majorité des voix exprimées.
Maintenant, il est clair que si M. Ramid continue dans cette voie d’entêtement qui est la tienne depuis longtemps, il ne manquera pas de mettre son parti dans l’embarras. Et son éviction de la tête de cette Commission parlementaire ne tarderait pas. Par contre, si ce député islamiste a bien assimilé le contenu du discours royal prononcé à l’occasion de l’ouverture de la session parlementaire, ses différentes prises de positions connaîtront certainement un grand changement.

A deux reprises, Mustapha Ramid a été écarté de la présidence du groupe parlementaire du PJD, alors qu'il a été choisi par les autres députés. Pourquoi cette réhabilitation aujourd'hui ?
Il est tout à fait certain que le Parti de la justice et du développement a ses propres calculs et stratégies allant dans le sens de la promotion de l’image d’un parti modéré qui ne constitue nullement une menace pour la stabilité du pays. Mais il est important de signaler dans ce sens que la présidence de la Commission de la justice et des droits de l’Homme ne garantit pas une totale liberté d’action et de prise de décisions, comme c’est le cas pour la présidence du groupe parlementaire.
En Commission, le président est tenu de prendre compte de l’avis des différents membres et ne pourrait en aucun cas prendre une décision unilatérale.

Peut-on taxer Mustapha Ramid d'islamiste modéré ? Sa présidence d'une Commission aussi sensible ne pourrait-elle pas causer des problèmes au vu de ses précédentes prises de positions ?
Mustapha Ramid est très connu pour ses positions radicales au sein du Parti de la justice et du développement. C’est d’ailleurs ce qui a causé son éviction de la tête du groupe parlementaire de cette formation. Il a certainement dû tirer des enseignements de ces précédentes mésaventures. Ceci tout en n’omettant pas les aspirations du parti à faire partie du gouvernement. La présidence d’une Commission aussi importante ne pourrait que lui permettre de faire preuve de modération et de parfaite homogénéité avec les institutions constitutionnelles et politiques du pays. L’on pourrait également supposer que Mustapha Ramid nourrit des ambitions pour le ministère de la Justice.


Le 17-10-2005
Par : Fadoua GHANNAM

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Ramid : la polémique comme obsession


L’avocat et député islamiste Mustapha Ramid a toujours associé son image à la polémique et au discours de l’aile radicale du Parti de la Justice et du Développement (PJD).


Comme chaque année, depuis plus de huit ans, il ne pouvait pas laisser passer l’occasion de la rentrée politique sans faire parler de lui. Fidèle à lui-même, le député PJD Mustapha Ramid a tenu cette année aussi à se faire remarquer en provoquant la polémique sur la prestation de sa formation politique qu’il vient de qualifier de médiocre dans une déclaration à un hebdomadaire de la place.
C’est cette manie de vouloir attirer l’attention sur soi, d’éviter à tout prix de passer inaperçu et d’être toujours au centre d’une polémique qui a fait de Ramid ce qu’il est aujourd’hui : le député islamiste le plus polémiste de la place politique nationale.
On lui découvre cette manie dès son premier mandat de député. Profitant de la diffusion en direct par la télévision des séances des questions orales à la première Chambre du Parlement, le député Ramid va s’illustrer dans l’art de la séduction populiste et réussira à s’ériger en vedette du parti islamiste qui en a fait son chef du groupe parlementaire. Un poste auquel il s’attachera fortement et qu’il finira par perdre pour la même raison qui le lui fit gagner quelques années auparavant : son penchant prononcé pour la polémique.
Réélu à la tête du groupe parlementaire de son parti au lendemain des élections législatives de septembre 2002, il multipliera les sorties médiatiques et les interventions sous la coupole, en essayant à chaque fois d’aller plus loin et de provoquer davantage de réactions de la part des médias. L’essentiel pour lui, expliquent certains membres du PJD, est d’être toujours au-devant de la scène, avoir sa photo sur la Une des journaux nationaux et d’être le principal sujet de l’actualité politique nationale.
Mais ce qui l’a le plus poussé à l’extrême obsession pour soi-même, c’est lorsqu’il a goûté aux plaisirs de la presse étrangère. Avoir sa photo sur les colonnes du quotidien espagnol El Pais, se faire interviewer par Le Monde ou faire une déclaration à LCI sont devenus, depuis 2002, un besoin élémentaire pour le député et avocat islamiste. Et pour assouvir ce besoin, il s’est engagé dans une série de déclarations provocatrices.
Il appellera ainsi, devant les caméras de la télévision de la région espagnole de Catalogne TV3, à l’application de la Chariâ en matière pénale ne voyant aucune objection à couper la main au voleur. En octobre 2002, juste quelques jours après l’inauguration de la nouvelle législature, il invitera le gouvernement à procéder à la fermeture des Centres culturels et des institutions étrangères au Maroc. Il ira aussi jusqu’à organiser et diriger un sit in devant une salle de cinéma de spectacle pour empêcher la prestation artistique d’un humoriste français qu’il accuse de sionisme.
La même obsession pour la médiatisation et la polémique, on la retrouve chez Ramid l’avocat. Membre du barreau de Casablanca, Me Ramid s’est spécialisé dans les procès islamistes, notamment les affaires de la Salafiya Jihadia. Il faut rappeler que c’est à lui que l’on doit ce scoop : cette organisation terroriste islamiste est une invention des services de police.
Une théorie qu’il avait défendue plusieurs mois avant les attentats du 16 mai 2003.
Ainsi, au lendemain des actes terroristes qui ont frappé Casablanca, son image commence à ternir, ce qui lui fait perdre son influence au sein du PJD, notamment après la démission de son principal soutien, l’ancien président du Mouvement Unité et Réforme (MUR), Ahmed Raïssouni. Il perdra ainsi le poste qui lui permettait d’être toujours au premier plan de l’action du PJD ; celui de chef du groupe islamiste à la Chambre des représentants. Le secrétariat général du parti lui préfère un modéré.
Aujourd’hui, Mustapha Ramid a réussi à décrocher le poste de président de la Commission parlementaire de la justice, la législation et les droits de l’Homme. Un poste qui lui permettra de satisfaire ses besoins de médiatisation mais sans avoir le droit au direct qu’offre la séance des questions orales.
Dans son nouveau poste, le député et l’avocat Ramid s'associeront pour animer la vie parlementaire à la manière PJD dans sa version la plus radicale.


Le 17-10-2005
Par : Omar DAHBI

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Éditorial : La revanche de Ramid

Abdellah ChankouPeut-être que l’intéressé a pendant sa traversée du désert bien réfléchi à son avenir politique, décidant qu’avant de changer le Maroc en le réislamisant il serait profitable de changer d’abord sa propre situation.


S’agit-il du retour en force de Mustapha Ramid après une traversée du désert plus ou moins longue ? En tout cas, le député PJD de Derb Soltane-El Fida à Casablanca a décroché le gros lot lors de la nomination des présidents des commissions parlementaires marquant l’ouverture de la session d’automne du vendredi 14 octobre. Il prend la tête de l’une des commissions les plus en vue, celle de la Justice, de la législation et les droits de l’Homme. Et les avantages confortables de la responsabilité qui vont avec. Dans son cas, cette désignation ne peut être que le fruit d’un compromis dûment négocié.
Belle revanche pour celui qui fut le chef du groupe parlementaire du PJD avant d’en être écarté en 2004 par les siens. À ce titre, il aimait monter à la tribune pour faire des sorties trop provocatrices pour passer inaperçues. C’était tantôt contre la mission française au Maroc, tantôt contre les festivals organisés dans les villes du pays… Surfant sans retenue sur une vague populo-islamiste , encouragé en cela par la performance électorale de son parti lors des dernières législatives, il faisait feu de tout bois au risque de casser la stratégie “des petits pas“ de sa formation dans sa quête de conquête du pouvoir. Les événements terroristes de Casablanca de mai 2003 aggravés quelques jours plus tôt par la fameuse sortie malheureuse sur nos colonnes de l’ex-secrétaire général du Mouvement Unicité et Réforme (Mur) Ahmed Raïssouni -dont il est très proche- sur la commanderie des croyants ont précipité la disgrâce de celui qui croyait dans sa bonne étoile. Son successeur à la tête du groupe parlementaire, Abdellah Baha, a pris le relais avec beaucoup de succès. C’est-à-dire de manière soft et sans trop de vagues. Objectif atteint. M. Ramid, lui, a dû vivre très mal sa mise à l’écart mais plutôt que d’en vouloir à ses amis du parti il fait assumer la responsabilité aux pouvoirs publics qui à ses yeux cherchent à le museler .
En fait, Mustapha Ramid est un homme sympathique. Ce n’est pas, semble-t-il, le personnage spartiate, extrémiste que ses discours enflammés laissaient penser. Dans la vraie vie, avec sa famille et ses amis, il est décontracté et il en tire un grand motif de fierté. Peut-être que l’intéressé a pendant sa traversée du désert bien réfléchi à son avenir politique, décidant qu’avant de changer le Maroc en le réislamisant il serait profitable de changer d’abord sa propre situation. Sa nouvelle responsabilité parlementaire permet à cet avocat, qui a la réputation de défendre la veuve et l’orphelin, de fréquenter le ministre de la Justice Mohamed Bouzoubaâ lui aussi professionnel du barreau. De sa nouvelle fonction certes moins médiatisée que celle de chef du groupe parlementaire mais très prestigieuse, le député islamiste est certainement très content. Cela dit, il faut attendre un peu pour voir comment le nouveau Ramid va évoluer, quelles causes il va défendre et s’il a finalement mis de l’eau dans son vin.


Le 17-10-2005
Par : Abdellah CHANKOU

2 Comments:

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